Après avoir été longtemps méconnu ou ignoré, le développement durable, concept novateur et refondateur pour la planète, est devenu tendance, une sorte de mode, parfois même un instrument pour tirer profit d'un vague engouement pour la protection de l'environnement, le respect de normes sociales, éthiques ou économiques.
Or le développement durable est une révolution silencieuse, une ascèse autant qu'une générosité, une transformation profonde de nos sociétés.
C'est pourquoi l'association Vraiment Durable ambitionne, dans une perspective européenne, de le nourrir par des indicateurs réellement opérationnels, par un approfondissement des fondements théoriques de la gouvernance et de la démocratie participative, et enfin par des propositions dynamiques pour changer les modes de consommation.
Pour que le développement durable ne soit plus une incantation mais l'incarnation d'une relation nouvelle entre l'homme et la nature...
Bettina Laville, présidente de Vraiment Durable
Edito

Du 10 au 13 avril 2008
PLANETE DURABLE ®
Le 1er salon grand public 100 % dédié au développement durable à Paris Expo Porte de Versailles
Un marché en croissance record
Le développement durable représente un marché aux taux de croissance records : progression de +50% des ventes de produits équitables, de +80% d’installations solaires thermiques en France entre 2005 et 2006, une prévision d’1 million de nouveaux emplois d’ici 2020 …
Parallèlement à cet essor économique, une profonde tendance s’inscrit dans les intentions d’achat des consommateurs français : 91% d’entre eux placent la protection de l’environnement dans leur priorité quotidienne et 81 % sont prêts à acheter des produits certifiés respectueux de l’environnement.
Mais comment passer à l’acte ? Comment connaître les produits et initiatives des entreprises, des collectivités locales, des associations impliquées dans le développement
durable ?
Le salon Planète Durable®, avec le soutien et en partenariat avec l’ADEME*, offrira aux entreprises et acteurs du développement durable une vitrine valorisante de cette nouvelle consommation et de ce style de vie.

Avec le bouillonnement médiatique autour du Grenelle de l’Environnement, notre pays a-t-il définitivement adopté la culture du développement durable ? On pourrait le croire, à lire les rapports de qualité qui ont été produits, à écouter les diverses parties prenantes s’engager sur des programmes respectueux de l’environnement et à entendre les français commenter les propositions et en inventer de nouvelles au cours des débats publics et des forums.
Il faut cependant veiller à ce que ce bouillonnement ne retombe. Car si le Grenelle a constitué un véritable exercice de démocratie participative en mêlant les experts et l’ensemble des catégories socioprofessionnelles, il a révélé un grand besoin d’information.
Contexte et motifs
La remise en question des modes de consommation et de production traditionnels, hérités du modèle de développement des sociétés industrialisées des XIXème et XXème siècles, est au cœur de la protection de l’environnement. La menace qui pèse sur le renouvellement des ressources naturelles, leur inégalité de répartition dans le monde et le risque d’instabilité politique que cela constitue sont autant d’arguments sur lesquels se base l’affirmation d’une nécessaire modification de nos modes de vie.
On parle de consommation durable, c'est-à-dire d’une "utilisation de biens et services qui assure la satisfaction des besoins personnels et collectifs sans être la seule condition de l’épanouissement individuel ; qui s’appuie sur la qualité environnementale et sociale des produits, l’utilisation et l’élargissement des formes alternatives de consommation ainsi que sur la réduction des quantités de ressources naturelles employées pour satisfaire les besoins " (Définition de la consommation durable proposée par le Mouvement Vraiment Durable dans son étude Etat et Avenir de la Consommation Durable : vers une gouvernance de la consommation ? , avril 2007 )
Face à ce défi, les mobilisations existent et la prise de conscience globale se confirme. Mais si la richesse des actions menées participe à la montée en puissance du sujet de la consommation durable, leur éclatement gène au contraire le consommateur dans le passage à l’acte et le désoriente. Or les français sont ouverts au concept de consommation durable mais ils réclament pour sa mise en pratique davantage de propositions concrètes.