Coopérations & Solidarités 2006 Coopérations & Solidarités 2007

Coopérations européennes et développement durable

Deuxième colloque international sur les Solidarités Européennes avec les Nouveaux Etats Membres. Thème : la gouvernance de l’eau

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Positionnement

Esquissé lors de la Conférence de Rio de Janeiro en 1992 et confirmé dix ans après lors de celle de Johannesburg, le développement durable imprègne aujourd'hui toutes les grandes stratégies de développement. Adopté par les organisations internationales onusiennes et peu à peu étendu à de nombreux pays, la plupart des acteurs semblent adhérer à ce concept.

Néanmoins, la communauté internationale peine aujourd’hui à mettre en pratique des mesures satisfaisantes pour gérer les phénomènes globaux qui menacent l’environnement, et pour apporter un soutien suffisant aux pays qui en ont besoin. Cette situation est d’autant plus inquiétante que les dangers qu’un développement durable permettrait de surmonter vont s'accélérant sans qu'en même temps s'accélère la mise en place de processus et de stratégies de développement plus efficaces.


Quinze ans après le processus de Rio, il est donc temps de passer à l'Acte II du développement durable.


Face à des enjeux environnementaux de plus en plus prégnants, à la montée en puissance d’une « société civile environnementale » et à l’impératif de solidarité internationale qui doit motiver la coopération entre pays avancés et moins avancés en matière d’environnement, le Mouvement Vraiment Durable propose d’aborder les questions de développement durable sous l’angle des coopérations européennes.


En matière de solidarité internationale, il s’agit avant tout pour le Mouvement de promouvoir des coopérations entre les pays de l’ancienne Europe des 15 et les nouveaux Etats membres. En effet, les ambitions de l’Union Européenne en matière de développement durable sont élevées et nécessitent pour ces derniers des efforts importants. La mise en œuvre concrète d’actions en faveur du développement durable fait partie des objectifs de Bruxelles comme en témoignent régulièrement les conclusions du Conseil Européen :

Ayant à l’esprit la nécessité d’assurer globalement la cohérence entre ses politiques internes et externes, le Conseil européen souligne que l’Union est fermement résolue à continuer de jouer un rôle de premier plan dans la promotion du développement durable à l’échelle de la planète en traduisant en actions concrètes les ambitions politiques affichées à Johannesburg, à Doha et à Monterrey […].

Conclusions de la Présidence du Conseil européen du 20 mars 2003


L’adhésion des nouveaux pays à l’Union a représenté un véritable défi. En devenant membres de l’Union Européenne, ils ont dû adopter des normes environnementales généralement plus strictes que les leurs. Tous ont donc du formater leur législation nationale aux cadres définis par Bruxelles pour être en conformité avec la législation européenne. La reprise de l’acquis communautaire concernait essentiellement les problèmes liés à l’air, l’eau et le traitement des déchets. Deux ans après l’adhésion, le processus est presque achevé. Il reste cependant un certains nombre de domaines pour lesquels les nouveaux membres ont obtenu des périodes transitoires.

Mais la course à la productivité inhérente à une stratégie industrielle appliquée jusqu’à la fin des années 80 s’est accompagné d’une forte dépense énergétique, d’une consommation élevée de ressources naturelles et d’énormes pollutions. Quarante ans d’industrialisation intense liée à une économie planifiée n’ont pas laissé uniquement des traces dans l’environnement mais aussi dans les attitudes et dans la société. Ainsi, la connaissance du contenu et de la portée de la législation européenne est encore faible parmi les décideurs et les citoyens. En conséquence de nombreuses décisions nationales rentrent fréquemment en conflit avec la législation européenne en matière d’environnement.

Enfin, avec l’objectif d’une intégration en mai 2004, de nombreuses ONG ont été créées dans les pays candidats. Ces ONG doivent aujourd’hui trouver le chemin des structures européennes afin d’ouvrir la voie vers plus de participation de la société civile de ces pays pour une meilleure gouvernance environnementale.


L’adaptation aux normes internationales ne passe pas sans l’assistance externe, ne serait ce que parce que les projets environnementaux reçoivent des financements européens. Les pays entrants expriment d’ailleurs, aussi bien par le biais de leurs décideurs que de leur société civile, un besoin de clarification, d’information et d’accompagnement en matière de régulations européennes.

Objectifs

Le Mouvement Vraiment Durable propose de s’intéresser aux coopérations internationales en matière de développement durable en mettant l’accent sur les aspects environnementaux.

Le Mouvement entend notamment organiser à Annemasse et Genève de manière régulière une grande rencontre européenne sur les gouvernances en matière de développement durable, en association avec les représentations nationales, les collectivités locales et les ONG.

A partir de 2006, le Mouvement Vraiment Durable organise à Annemasse et Genève à la fin de l’année un colloque sur :

Ces colloques aborderont selon les années des thématiques diverses : gouvernance de l’eau pour 2007, gouvernance de la biodiversité, gouvernance de l’énergie, gouvernance financière, pour les années suivantes.


voir programmes et réalisations


Ces manifestations s’inscrivent dans le cadre du cycle de Lisbonne et visera les solidarités environnementales et durabilistes. Chacune volet d’un cycle de réflexion sur les coopérations internationales, elles mettront l’accent sur les solidarités entre les pays de l’ancienne Europe des Quinze et les Nouveaux Etats Membres à l’Union Européenne. Ces pays présentent en effet à la fois des problématiques environnementales communes caractéristiques, héritées d’une situation politique et sociale particulière (contamination des sols, mauvais état des infrastructures de distribution d’eau potable, gestion insuffisante des déchets) et d’autres très spécifiques (pollution du Danube, dépendance énergétique). De plus, leur société civile est très dynamique puisqu’elle rassemble respectivement plus de 6 000 et 1 000 ONG environnementales rien qu'en Hongrie et en Pologne.


Parce que cette gouvernance implique une participation forte des ONG, l’objectif du Mouvement est de créer, à terme :

Cette plateforme aura pour but de favoriser, dans les nouveaux pays de l’Union, les partenariats avec les associations, les organisations non gouvernementales locales et les régions de ces pays. Enfin, elle contribuera sur le fond à l’opportunité de la création d’une Cité de la Solidarité Internationale à Annemasse pour le développement d’une meilleure gouvernance participative.


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  • Marc Pallemaerts, Marlène Moreau, Le rôle des « parties prenantes » dans la gouvernance internationale de l’environnement, novembre 2004
  • Philippe Le Preste, Benoît Martimort-Asso, Les questions soulevées par le système de gouvernance internationale de l’environnement, juin 2004
  • Patrick Piro, Dix ans de perdus pour la planète, Politis, juillet 2002
  • Sébastien Dorca, L’impact économique de la reprise de l’acquis communautaire environnemental, Revue d’études comparatives est-ouest, vol 36, n°1, mars 2005
  • Rapport annuel 2004 du PNUE, La gouvernance Internationale de l’Environnement, p30-35
  • La Ville d’Annemasse et la Cité de la Solidarité Internationale
  • La Région Rhône Alpes
  • Le Ministère des Affaires Etrangères
  • Ademe